Ce que la Bible enseigne sur la consommation du vin et autres boissons alcoolisées


Ce que la Bible enseigne sur la consommation du vin et autres boissons alcoolisées

Cet article est écrit en réponse à la demande de certaines personnes de mon entourage et un lecteur de ce blog qui voulaient connaitre ce que la bible enseigne sur la consommation des boissons alcoolisées (vin, bières, etc.). Je sais que c’est un sujet sensible qui pousse souvent les gens à adopter des positions extrêmes et parfois faire des déclarations dont ils ne comprennent pas la portée globale sur plan biblique et surtout sur le plan christologique.



Personnellement, je n’ai jamais trouvé en quoi la bière avait un bon gout et ne consomme jamais de l’alcool. Il faut aussi avouer que j’évite de me lancer dans la consommation d’une substance qui pourrait me faire perdre le contrôle de mon être et commettre des actes dont j’aurais au final très honte, avec toutes les conséquences qui pourraient en découler (qui se rappelle de l’histoire de Noé et Cham – Genèse 9 :18-29 – ou celle de lot avec ses filles – Genèse 19 :30-38 ?).

Mais, ce n'est que mon appréciation personnelle et je ne me permettrais pas de le faire passer pour un enseignement de la Bible. C'est ainsi que je vais vous amener à l'exploration de ce qu'on apprend dans la bible au sujet de la consommation du vin et autres substances alcoolisées ainsi que les excès de leur consommation.

Commençons d'abord par voir ce que la Bible enseigne sur la consommation excessive du vin.

1) La Bible condamne sérieusement l’ivrognerie

« 13 Marchons honnêtement, comme en plein jour, loin des excès et de l'ivrognerie, de la luxure et de l'impudicité, des querelles et des jalousies. » (Romains 13 :13)

L’ivrognerie comme les autres excès (même celui de manger) sont interdits dans la bible car ils ne permettent pas à l’homme prêter attention à l’œuvre de Dieu et se laisser conduire par lui dans sa vie de tous les jours (Jérémie 10 :23).

« 11 Malheur à ceux qui de bon matin courent après les boissons enivrantes, et qui bien avant dans la nuit sont échauffés par le vin! 12 La harpe et le luth, le tambourin, la flûte et le vin, animent leurs festins; Mais ils ne prennent point garde à l'oeuvre de l'Éternel, Et ils ne voient point le travail de ses mains. » (Esaïe 5 :11-12)

Le passage ci-dessus nous donne le cas des personnes qui dès le matin vont se mettre à boire et s’enivrent bien avant la nuit. Des telles personnes n’auront jamais le temps pour penser à Dieu, à son œuvre, encore moins le temps de le servir.

Dans la loi de Moïse, les parents avaient reçu le droit de dénoncer leur fils qui se livre à des excès ainsi qu’à l’ivrognerie et c’est la peine capitale qui avait été établie comme punition pour ce genre de comportement.
« 18 Si un homme a un fils indocile et rebelle, n'écoutant ni la voix de son père, ni la voix de sa mère, et ne leur obéissant pas même après qu'ils l'ont châtié, 19 le père et la mère le prendront, et le mèneront vers les anciens de sa ville et à la porte du lieu qu'il habite. 20 Ils diront aux anciens de sa ville: Voici notre fils qui est indocile et rebelle, qui n'écoute pas notre voix, et qui se livre à des excès et à l'ivrognerie. 21 Et tous les hommes de sa ville le lapideront, et il mourra. Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi, afin que tout Israël entende et craigne. » (Deutéronome 21 :18-21)

Ayant remarqué que l’interdiction faites aux sacrificateurs de prendre du vin pendant le temps de leur service dans la tente d’assignation (afin de savoir distinguer ce qui est saint de ce qui est profane, ce qui est impur de ce qui est pur, Lévitique 10 :8-11) était intervenue après  la mort des fils d’Aaron Nadab et Abihu  pour y avoir apporté du feu étranger (Lévitique 10 :1-7), les rabbins en avaient déduits que c’était sous l’effet de l’ivresse que Nadab et Abihu avaient commis cet acte infâme (surtout que cette interdiction de consommer du vin est faite pour éviter aux sacrificateurs de mourir pendant leur service, Lévitique 10 :9). 

Le danger de l’ivrognerie est donc tellement grand qu’il peut empêcher un serviteur de notre Seigneur d’accomplir sa tâche d’une manière convenable et même le distraire au point qu’il ne fasse rien du tout.

« 48 Mais, si c'est un méchant serviteur, qui dise en lui-même: Mon maître tarde à venir, 49 s'il se met à battre ses compagnons, s'il mange et boit avec les ivrognes, 50 le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s'y attend pas et à l'heure qu'il ne connaît pas, 51 il le mettra en pièces, et lui donnera sa part avec les hypocrites: c'est là qu'il y aura des pleurs et des grincements de dents. » (Matthieu 24 :48-51)

L’ivrognerie est ainsi cité par l’Apôtre Paul comme l’une de ses œuvres de la chair qui empêcheront à quiconque d’hériter le royaume de Dieu. 

«19 Or, les oeuvres de la chair sont manifestes, ce sont (…) 21 l'envie, l'ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d'avance, comme je l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le royaume de Dieu. » (Galates 5 :19, 21)

2) La consommation modérée des boissons alcoolisées n’a jamais constitué un pêché 

« 1 Mon âme, bénis l'Éternel! Éternel, mon Dieu, tu es infiniment grand! Tu es revêtu d'éclat et de magnificence! (…) 14 Il fait germer l'herbe pour le bétail, Et les plantes pour les besoins de l'homme, afin que la terre produise de la nourriture, 15 Le vin qui réjouit le coeur de l'homme, et fait plus que l'huile resplendir son visage, et le pain qui soutient le coeur de l'homme. » (Psaumes 104 :1, 14-15)

Il est malheureux de constater que beaucoup ont pris la condamnation ferme de l’ivrognerie dans la Bible comme une interdiction totale de la consommation des boissons alcoolisées, allant jusqu’à qualifier de « péché » toute consommation des bières et autres boissons du même registre. Mais, ce n’est pas du tout cela qu’enseigne la Bible.

Il est vrai qu’il avait été interdit aux sacrificateurs de prendre du vin pendant le temps de leur service dans la tente d’assignation (ou au temple lorsqu’il fut construit), mais la Bible ne nous dit pas qu’il leur avait été interdit de prendre du vin même en dehors de leur temps de service. Les seuls qui avaient une interdiction permanente de prendre du vin étaient ceux qui étaient consacrés à Dieu depuis leur naissance, Jean-Baptiste  par exemple (Luc 1 :15). Ceux qui avaient fait un vœu temporaire de Naziréat ne s’abstenait du vin que pendant la période de leur Naziréat (Nombres 6 :1-3). 

« 13 Il arrivera donc que si vous obéissez exactement à mes commandements, lesquels je vous  prescris aujourd`hui, que vous aimiez l`Éternel votre Dieu, et que vous le serviez de tout votre coeur et de toute votre âme, 14 Alors je donnerai la pluie telle qu`il faut à votre pays en sa saison, la pluie de la première et de la dernière saison, et tu recueilleras ton froment, ton vin excellent, et ton huile.  15 Je ferai croître aussi dans ton champ de l`herbe pour ton bétail ; tu mangeras et tu seras rassasié.» (Deutéronome 11 :13-15, Martin)

La consommation du vin faisait partie de la vie courante des israélites (1 Chroniques 12 :38-40 ; 1 Samuel 16 :20 ; 2 Samuel 16 :1-2) et l’une des promesses de Dieu à son peuple est qu’il viendra un temps où les oppresseurs ne lui prendront plus son vin, qu’il pourra boire dans le parvis du Sanctuaire de l’Eternel.

« 8 L'Éternel l'a juré par sa droite et par son bras puissant: Je ne donnerai plus ton blé pour nourriture à tes ennemis, Et les fils de l'étranger ne boiront plus ton vin, Produit de tes labeurs; 9 Mais ceux qui auront amassé le blé le mangeront Et loueront l'Éternel, Et ceux qui auront récolté le vin le boiront, dans les parvis de mon sanctuaire. » (Esaïe 62 :8-9)

« 14 Je ramènerai les captifs de mon peuple d'Israël; Ils rebâtiront les villes dévastées et les habiteront, Ils planteront des vignes et en boiront le vin, Ils établiront des jardins et en mangeront les fruits.» (Amos 9 :14-15)

La consommation du vin et autres liqueurs fortes ou douces pour se réjouir avait même été recommandée par Dieu dans certaines circonstances.

« 22 Tu lèveras la dîme de tout ce que produira ta semence, de ce que rapportera ton champ chaque année. 23 Et tu mangeras devant l'Éternel, ton Dieu, dans le lieu qu'il choisira pour y faire résider son nom, la dîme de ton blé, de ton moût et de ton huile, et les premiers-nés de ton gros et de ton menu bétail, afin que tu apprennes à craindre toujours l'Éternel, ton Dieu. 24 Peut-être lorsque l'Éternel, ton Dieu, t'aura béni, le chemin sera-t-il trop long pour que tu puisses transporter ta dîme, à cause de ton éloignement du lieu qu'aura choisi l'Éternel, ton Dieu, pour y faire résider son nom. 25 Alors, tu échangeras ta dîme contre de l'argent, tu serreras cet argent dans ta main, et tu iras au lieu que l'Éternel, ton Dieu, aura choisi. 26 Là, tu achèteras avec l'argent tout ce que tu désireras, des boeufs, des brebis, du vin et des liqueurs fortes, tout ce qui te fera plaisir, tu mangeras devant l'Éternel, ton Dieu, et tu te réjouiras, toi et ta famille. 27 Tu ne délaisseras point le Lévite qui sera dans tes portes, car il n'a ni part ni héritage avec toi. » (Deutéronome 14 :22-27) 

« 9 Néhémie, le gouverneur, Esdras, le sacrificateur et le scribe, et les Lévites qui enseignaient le peuple, dirent à tout le peuple: Ce jour est consacré à l'Éternel, votre Dieu; ne soyez pas dans la désolation et dans les larmes! Car tout le peuple pleurait en entendant les paroles de la loi. 10 Ils leur dirent: Allez, mangez des viandes grasses et buvez des liqueurs douces, et envoyez des portions à ceux qui n'ont rien de préparé, car ce jour est consacré à notre Seigneur; ne vous affligez pas, car la joie de l'Éternel sera votre force. » (Néhémie 8 :9-10)

L’une des raisons pour lesquelles le Psalmiste bénissait Dieu est notamment le fait qu’il ait mis à la disposition de l’homme le vin qui réjouit son cœur (Psaumes 104 :1, 14-15). Et la Bible nous informe qu’Isaac, en bénissant son fils Jacob, avait prié pour que Dieu lui donne du vin en abondance.

« 27 Jacob s'approcha, et le baisa. Isaac sentit l'odeur de ses vêtements; puis il le bénit, et dit: Voici, l'odeur de mon fils est comme l'odeur d'un champ que l'Éternel a béni. 28 Que Dieu te donne de la rosée du ciel et de la graisse de la terre, Du blé et du vin en abondance! » (Genèse 27 :27-28)

La possession, la production ou la consommation modérée du vin n’était donc pas considérée comme un péché dans l’Ancien Testament. Qu’en est-il dans le Nouveau Testament ? Que pouvons-nous y apprendre au sujet de l’attitude de Jésus et ses disciples par rapport au vin et autres boissons alcoolisées ? 

3) Jésus et ses disciples prenaient du vin et autres liqueurs

Oui, oui, vous avez bien lu. Jésus et ses disciples prenaient du vin et autres liqueurs, pas seulement lors des fêtes ou manifestations à caractère religieux comme certains le pensent. 

Comme souligné plus haut, Jean-Baptiste était consacré à Dieu depuis sa naissance, raison pour laquelle il ne buvait ni vin ni liqueur enivrante (Luc 1 :15). En plus de cela, son régime alimentaire était très modeste, pas des plats exquis, juste des sauterelles et du miel sauvage (Matthieu 3 :4).

Jésus par contre avait un train de vie normal, mangeant et buvant ce qui lui était offert (Jean 12 :1-2).  Il arrivait même qu’il participait à des festins, dont certains étaient organisés par ses disciples à son honneur. On y mangeait des mets succulents et on  buvait du vin et autres liqueurs.

« Après cela, Jésus s'en alla et vit, en passant, un collecteur d'impôts nommé Lévi, installé à son poste de péage. Il l'appela en disant : -Suis-moi ! Cet homme se leva, laissa tout et suivit Jésus. Lévi organisa, dans sa maison, une grande réception en l'honneur de Jésus. De nombreuses personnes étaient à table avec eux, et, parmi elles, des collecteurs d'impôts. Les pharisiens et les spécialistes de la Loi qui appartenaient à leur parti s'indignaient et interpelèrent les disciples de Jésus : -Comment pouvez-vous manger et boire avec ces collecteurs d'impôts, ces pécheurs notoires ?» (Luc 5 :27-30, Semeur)

Comme on peut le constater, cette attitude de Jésus qui se permettait de manger et boire du vin avec des gens considérés comme parias par les leaders religieux avait finie par soulever leur indignation.

« 18 Jean en effet est venu, ne mangeant ni ne buvant, et ils disent : Il est possédé du démon. " 19 Le Fils de l`homme est venu, mangeant et buvant, et ils disent : " C`est un mangeur et un buveur de vin,  un ami des publicains et des pécheurs. " Et la Sagesse a été reconnue juste par ses œuvres. " » (Matthieu 11 :18-19)

Jésus n’avait jamais interdit à ses disciples de boire les boissons qui leur étaient offertes. Il leur avait plutôt recommandé de manger et boire ce qu’on leurs offrait lorsqu’ils allaient propager l’évangile.

« 5 Dans quelque maison que vous entriez, dites d'abord: Que la paix soit sur cette maison! 6 Et s'il se trouve là un enfant de paix, votre paix reposera sur lui; sinon, elle reviendra à vous. 7 Demeurez dans cette maison-là, mangeant et buvant ce qu'on vous donnera; car l'ouvrier mérite son salaire. N'allez pas de maison en maison. » (Luc 10 :5-7)

Dans la Bible, il existe un enseignement selon lequel pendant le règne du Messie, ce dernier organisera un grand festin pour tous les peuples, un festin avec de mets succulents et du bon vin.

« 6 L'Éternel des armées prépare à tous les peuples, sur cette montagne, Un festin de mets succulents, Un festin de vins vieux, De mets succulents, pleins de moelle, De vins vieux, clarifiés.» (Esaïe 25 :6)

Jésus a d’ailleurs à plusieurs reprises confirmé la tenue de ce festin et il affirmera même lors de la célébration de sa dernière pâque qu’il ne prendra à nouveau du vin que dans le royaume de Dieu (son règne millénaire sur la terre).

« 11 Or, je vous déclare que plusieurs viendront de l'orient et de l'occident, et seront à table avec Abraham, Isaac et Jacob, dans le royaume des cieux. » (Matthieu 8 :11)

« 28 Vous, vous êtes ceux qui avez persévéré avec moi dans mes épreuves; 29 c'est pourquoi je dispose du royaume en votre faveur, comme mon Père en a disposé en ma faveur, 30 afin que vous mangiez et buviez à ma table dans mon royaume, et que vous soyez assis sur des trônes, pour juger les douze tribus d'Israël. » (Luc 22 :28-30)

«25 Je vous le dis en vérité, je ne boirai plus jamais du fruit de la vigne, jusqu'au jour où je le boirai nouveau dans le royaume de Dieu. » (Marc 14 :22-25)

Ces éléments permettent de mieux comprendre la réponse de Jésus à Marie sa mère, lorsqu’aux noces de Cana celle-ci était venue l’informer qu’il n’y avait plus de vin. En lui disant que son heure n’était pas encore venue, Jésus ne faisait que lui souligner que le temps n’était pas encore venu pour lui d’accomplir cette prophétie messianique sur le festin avec des mets succulents et du bon vin dans le royaume de Dieu.

« 1 Trois jours après, il y eut des noces à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là, 2 et Jésus fut aussi invité aux noces avec ses disciples. 3 Le vin ayant manqué, la mère de Jésus lui dit: Ils n'ont plus de vin. 4 Jésus lui répondit: Femme, qu'y a-t-il entre moi et toi? Mon heure n'est pas encore venue. » (Jean 2 :1-4)

En bref, comme nous venons de le voir, Jésus et ses disciples consommaient du vin et autres liqueurs sans pour autant se laisser aller à l’ivrognerie (ce qui aurait constitué un péché). Il faut donc que ceux qui clament que la consommation modérée du vin et autres boissons enivrantes est un péché arrêtent de commettre cette faute doctrinale car ils enseignent tacitement que Jésus et ses disciples péchaient quand ils buvaient. Or, faire porter la moindre faute à Jésus serait rendre nul son sacrifice et nier le fait qu’il était l’agneau sans défaut à même de nous sauver (Jean 8:46; 1 Pierre 1:19). 

4) L’attitude du chrétien face au vin et autres boissons alcoolisées 

De ce que nous avons vu jusque-là, nous pouvons retenir que bien Dieu n’a pas  interdit de consommer du vin et autres liqueurs enivrantes, des bénédictions pour la possession du vin par exemple se trouve même dans les Ecritures. Mais, le Seigneur punit sévèrement les excès de vin (autant qu’il déteste les excès de table).

« 1 Ne suis-je pas libre? Ne suis-je pas apôtre? N'ai-je pas vu Jésus notre Seigneur? N'êtes-vous pas mon oeuvre dans le Seigneur? 2 Si pour d'autres je ne suis pas apôtre, je le suis au moins pour vous; car vous êtes le sceau de mon apostolat dans le Seigneur. 3 C'est là ma défense contre ceux qui m'accusent. 4 N'avons-nous pas le droit de manger et de boire? 5 N'avons-nous pas le droit de mener avec nous une soeur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas? 6 Ou bien, est-ce que moi seul et Barnabas nous n'avons pas le droit de ne point travailler? » (1 Corinthiens 9 :1-6)

L’enseignement des apôtres au sujet des boissons est en parfaite harmonie avec celles des autres Écritures  Ils condamnaient fermement les excès de manger et de boire (ivrognerie) ainsi que les autres désir de la chairs sans  pour autant ériger en péché la consommation modérée de ces boissons ou le fait de manger des mets succulents.

“3 C'est assez, en effet, d'avoir dans le temps passé accompli la volonté des païens, en marchant dans la dissolution, les convoitises, l'ivrognerie, les excès du manger et du boire, et les idolâtries criminelles. 4 Aussi trouvent-ils étrange que vous ne vous précipitiez pas avec eux dans le même débordement de débauche, et ils vous calomnient. “ (1 Pierre 4:3)

Il était par contre demandé aux croyants qui mangent et boivent de le faire pour la gloire de Dieu. Ceci implique donc que les excès de manger et boire ne doivent pas être commis car ils ne rendent pas gloire à Dieu mais entraînent la ruine de ceux qui s’y adonnent.

« 31 Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu. » (1 Corinthiens 10 :31)

 « Ne buvez pas trop de vin: la boisson pousse les gens à se détruire. Mais soyez remplis de l'Esprit Saint. » (Ephésiens 5 :18, Parole de Vie)

Si les apôtres prenaient le temps de souligner les méfaits de l’ivrognerie, c’est aussi parce que certains croyants se laissaient aller dans des débordements lors des assemblées, allant jusqu’à s’enivrer alors qu’ils étaient venu pour partager le repas du Seigneur.

“20 Lors donc que vous vous réunissez, ce n'est pas pour manger le repas du Seigneur; 21 car, quand on se met à table, chacun commence par prendre son propre repas, et l'un a faim, tandis que l'autre est ivre. 22 N'avez-vous pas des maisons pour y manger et boire? Ou méprisez-vous l'Église de Dieu, et faites-vous honte à ceux qui n'ont rien? Que vous dirai-je? Vous louerai-je? En cela je ne vous loue point. “ (1 Corinthiens 11:20-22)

Le statut de chrétien ne protégeant pas le croyant qui consomme du vin de toute ivresse, les apôtres trouvaient qu’il était préférable de s’abstenir de la consommation de cette liqueur. Outre ce risque, et étant donné que les actions que nous posons peuvent avoir des conséquences sur nos frères, les apôtres avaient recommandé de ne point être une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse pour nos frères à cause de ce que nous mangeons ou nous buvons.

“14 Je sais et je suis persuadé par le Seigneur Jésus que rien n'est impur en soi, et qu'une chose n'est impure que pour celui qui la croit impure. 15 Mais si, pour un aliment, ton frère est attristé, tu ne marches plus selon l'amour: ne cause pas, par ton aliment, la perte de celui pour lequel Christ est mort. 16 Que votre privilège ne soit pas un sujet de calomnie. 17 Car le royaume de Dieu, ce n'est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit. 18 Celui qui sert Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes. 19 Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l'édification mutuelle. 20 Pour un aliment, ne détruis pas l'oeuvre de Dieu. A la vérité toutes choses sont pures; mais il est mal à l'homme, quand il mange, de devenir une pierre d'achoppement. 21 Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s'abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse. 22 Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu'il approuve! 23 Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu'il mange est condamné, parce qu'il n'agit pas par conviction. Tout ce qui n'est pas le produit d'une conviction est péché. “ (Romains 14:14-23) 

A l'époque où vivait l'apôtre Paul,  il arrivait que des viandes provenant des temples d'idoles soient mises en vente sur le marché. C'est ainsi que beaucoup des croyants avaient décidé de ne point en consommer, croyant que cela les aurait rendu impur. La faiblesse dans laquelle étaient tombés ces croyants était le fait de croire qu'ils pouvaient se souiller avec la viande qui avait été sacrifié aux idoles. Une faiblesse que l'apôtre met au même niveau que le fait de croire que la consommation du vin rend impur son consommateur.

Il semble que Timothée faisait partie de ces personnes qui avaient catégoriquement refusé de consommer du vin, même s'il n'est pas dit si c'était par faiblesse ou décision personnelle. Paul l'encouragera à en consommer un peu, pour des raisons médicales, afin de soigner ses malaises d'estomac.

"23 Ne continue pas à ne boire que de l'eau; mais fais usage d'un peu de vin, à cause de ton estomac et de tes fréquentes indispositions." (1 Timothée 5:3)

Ce que nous devons retenir, c'est que ceux qui ont la connaissance du fait que la consommation du vin n'est pas un péché ne devraient pas se mettre à narguer ceux qui sont faible en le consommant de manière à les scandaliser. Même si le fait de prendre du vin n'est pas un péché, cela serait un péché de perdre celui pour qui Christ est mort à cause de ce que nous buvons ou de ce que nous mangeons.

Voilà, en résumé, l'enseignement que l'on peut tirer de la bible sur la consommation du vin et autres boissons alcoolisées.


"12 Tout m'est permis, mais tout n'est pas utile; tout m'est permis, mais je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit. 13 Les aliments sont pour le ventre, et le ventre pour les aliments; et Dieu détruira l'un comme les autres." (1 Corinthiens 6:12-13)

"23 Tout est permis, mais tout n'est pas utile; tout est permis, mais tout n'édifie pas. 24 Que personne ne cherche son propre intérêt, mais que chacun cherche celui d'autrui." (1 Corinthiens 10:23)

Romains 14:4 face à la doctrine calviniste de la sécurité éternelle


Romains 14:4 face à la doctrine calviniste de la sécurité éternelle

Cet article fait partie de notre série sur la sécurité éternelle. Dans cet article, nous allons examiner Romains 14:4, présenté par les défenseurs de la doctrine calviniste de la sécurité éternelle comme l’une des preuves de la véracité de leur enseignement.

“4 Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d'autrui? S'il se tient debout, ou s'il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l'affermir.” (Romains 14:4)

En présentant Romains 14:4 pour appuyer leur doctrine sur la sécurité éternelle, les calvinistes lisent dans ce passage la promesse selon laquelle Dieu finira toujours par mettre débout chacun de ses serviteurs qui tombe dans le péché, de sorte qu’aucun d’eux ne se perdra.

Bien qu’il soit vrai que dans la majorité des cas où la bible utilise l’expression “tomber” pour parler du croyant cela fait référence au fait de s’éloigner de la foi ou de commettre un péché (Hébreux 4:11; 1 Timothée 3:6-7; 6:9; ), dans Romains 14:4, le fait de “tomber” dont il est question ne fait référence à aucun de ces deux cas.

Dans Romains 14, Paul parle des positions alimentaires adoptées par les végétariens et les consommateurs des viandes. Bien qu’il considère les végétariens comme étant faibles dans la foi, il rappelle que leur refus de consommer de la viande est fait pour le Seigneur et qu’ils ont été accueilli par Dieu malgré cette faiblesse. 

“1 Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions. 2 Tel croit pouvoir manger de tout: tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes. 3 Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l'a accueilli. 4 Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d'autrui? S'il se tient debout, ou s'il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l'affermir. 5 Tel fait une distinction entre les jours; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction. 6 Celui qui distingue entre les jours agit ainsi pour le Seigneur. Celui qui mange, c'est pour le Seigneur qu'il mange, car il rend grâces à Dieu; celui qui ne mange pas, c'est pour le Seigneur qu'il ne mange pas, et il rend grâces à Dieu.” (Romains 14:1-6)

On se rappellera qu’à l’époque, dans l’empire romain, des viandes qui venaient des temples d’idoles étaient mis en vente sur le marché de sorte que certains chrétiens avaient carrément préféré ne plus consommer de la viande pour ne pas entrer en contact avec ces viandes.

La faiblesse dans laquelle est tombée le serviteur hypothétique dont parle Paul au verset 4 est celle de ne consommer que des légumes par crainte de se souiller avec la viande qui aurait été souillée par les idoles, dans le but de rester pur pour le Seigneur. L’avertissement de Paul de ne pas “juger” ce serviteur est en fait un appel à ne pas le mépriser parce qu’il ne mange pas de la viande.

“8 Ce n'est pas un aliment qui nous rapproche de Dieu: si nous en mangeons, nous n'avons rien de plus; si nous n'en mangeons pas, nous n'avons rien de moins.” (1 Corinthiens 8:8)

Bien que Paul ne cautionne pas la consommation des viandes sacrifiées aux idoles,  en affirmant que les aliments ne nous rapprochent pas de Dieu et que le fait d’en manger ou de ne pas en manger ne nous ajoute ou retranche rien, il suit la même logique que celle développée par le Christ quand il affirma dans Marc 7 : 18 - 19, “Ne comprenez-vous pas que rien de ce qui du dehors entre dans l'homme ne peut le souiller? 19 Car cela n'entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, puis s'en va dans les lieux secrets, qui purifient tous les aliments.” Jésus enseignait tacitement que les aliments ne sont pas altérés par toutes choses rituellement impures qui les toucheraient (voir l’article Paul et les viandes sacrifiées aux idoles).

Malheureusement, beaucoup ont pris l’avertissement de Paul en Romains 14:4, en le sortant de son contexte, comme une règle général pour ne pas juger “les serviteurs de Dieu” (Pasteurs, Prophètes, Apôtres, etc.) et autres frères. Cette interprétation est contredite par Paul lui-même qui recommande de passer au jugement les agissements de ceux que nous considérons comme faisant partie de la maison de Dieu.

“9 Je vous ai écrit dans ma lettre de ne pas avoir des relations avec les impudiques, 10 non pas d'une manière absolue avec les impudiques de ce monde, ou avec les cupides et les ravisseurs, ou avec les idolâtres; autrement, il vous faudrait sortir du monde. 11 Maintenant, ce que je vous ai écrit, c'est de ne pas avoir des relations avec quelqu'un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme. 12 Qu'ai-je, en effet, à juger ceux du dehors? N'est-ce pas ceux du dedans que vous avez à juger? 13 Pour ceux du dehors, Dieu les juge. Otez le méchant du milieu de vous.” (1 Corinthiens 5:9-13)

Comme nous avons pu le voir, Romains 14:4 n’enseigne pas que Dieu finira toujours par mettre débout chacun de ses serviteurs qui tombe dans le péché, de sorte qu’aucun d’eux ne se perdra. On nous y demande plutôt de ne pas mépriser les frères qui par faiblesse s’abstiennent des certaines choses afin de rester pur pour le Seigneur.

Jude 24-25 face à la doctrine calviniste de la sécurité éternelle

Jude 24-25 face à la doctrine calviniste de la sécurité éternelle


Cet article fait partie de notre série sur la sécurité éternelle. Ici, nous examinons le passage de Jude 24 - 25 présenté par les calvinistes comme preuve de leur doctrine sur la sécurité éternelle.

“Or, à celui qui peut vous préserver de toute chute et vous faire paraître devant sa gloire irrépréhensibles et dans l'allégresse, 25 à Dieu seul, notre Sauveur, par Jésus-Christ notre Seigneur, soient gloire, majesté, force et puissance, dès avant tous les temps, et maintenant, et dans tous les siècles! Amen!” (Jude 24 – 25)

Pour les défenseurs de la doctrine calviniste de la sécurité éternelle, ce passage est une autre preuve que le vrai croyant ne peut jamais connaître l’apostasie parce que le Dieu Tout-Puissant va obligatoirement l’en préserver.

Il est vrai que Jude 24 enseigne que Dieu peut nous préserver de toute chute et nous faire paraître irrépréhensibles devant sa glorieuse présence. Seulement, on y promet pas que Dieu préservera les infidèles et les incrédules, ceux qui se seront détournés de l’espérance de l’évangile. On ne peut arriver à une telle conclusion quand on sait que la bible enseigne que seuls ceux qui seront demeuré inébranlables dans la foi seront présentés irrépréhensibles devant Dieu (Colossiens 1 : 21 – 23) et que seuls ceux qui sont fidèles seront préservés par Dieu (Psaumes 31:23 - 24; 2 Timothée 2:12 – 13).

“21 Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises oeuvres, il vous a maintenant réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair, 22 pour vous faire paraître devant lui saints, irrépréhensibles et sans reproche, 23 si du moins vous demeurez fondés et inébranlables dans la foi, sans vous détourner de l'espérance de l'Évangile que vous avez entendu, qui a été prêché à toute créature sous le ciel, et dont moi Paul, j'ai été fait ministre.” (Colossiens 1 : 21 – 23)

“Aimez l'Éternel, vous qui avez de la piété! L'Éternel garde les fidèles, Et il punit sévèrement les orgueilleux.” (Psaumes 31 : 24)

"12 si nous persévérons, nous régnerons aussi avec lui; si nous le renions, lui aussi nous reniera; 13 si nous sommes infidèles, il demeure fidèle, car il ne peut se renier lui-même." (2 Timothée 2:12-13)

La semence du serpent n'est pas charnelle mais spirituelle


La semence du serpent n'est pas charnelle mais spirituelle

Certains articles de ce blog sont nés des partages faits dans les commentaires. Les articles qui suscitent les plus de discussions sont souvent ceux dans lesquels on retrouve des commentaires qui peuvent constituer des articles à part entière. J'aimerais ici vous partager la réponse (corrigée et améliorée) que j'avais donné à un intervenant, en commentaire à l'article la semence du serpent.


Réponse

Dans la Bible, les termes "fils du malin", "races de vipères", "fils du Diable" parlent de la descendance spirituelle du serpent (le diable) et non de sa descendance physique.

Il faut se rappeler que tous les animaux avaient été créés males et femelles. Le serpent avait donc aussi une femelle avec qui avoir une semence physique. Mais, quand dans la Bible des hommes sont traités comme étant du diable, du malin, du serpent ou des vipères, ceux-ci ne sont pas considérés comme descendants physiques mais plutôt comme fils spirituels du serpent (le Diable, le Malin). 

Jésus explique cela clairement en enseignant que les méchants sont les fils spirituels du Diable.

"44 Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur et le père du mensonge. " (Jean 8 : 44 )



Le diable étant le père du mensonge, meurtrier dès le commencement, ceux qui suivent sa voie sont spirituellement ses fils.

"12 et ne pas ressembler à Caïn, qui était du malin, et qui tua son frère. Et pourquoi le tua-t-il? parce que ses oeuvres étaient mauvaises, et que celles de son frère étaient justes."(1 Jean 3:12)

Si Caïn avait tué Abel, ce n'est pas parce qu'ils n'étaient pas du même père mais parce que les oeuvres de Caïn étaient mauvaises. Ayant des oeuvres mauvaises, il était du malin car il avait livré ses membres au péché et était donc le fils spirituel du Père du péché.

"16 Ne savez-vous pas qu'en vous livrant à quelqu'un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l'obéissance qui conduit à la justice?" (Romains 6 : 16)


Quand Jésus parle des juifs incrédules comme étant des serpents et de la race des vipères (Matthieu 12 : 34; 23:33), ce n'est parce qu'ils seraient des descendants charnels du serpent ou de certaines vipères. Nous savons tous qu'ils sont descendant d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. 

"44 Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur et le père du mensonge. (...) 53 Es-tu plus grand que notre père Abraham, qui est mort? Les prophètes aussi sont morts. Qui prétends-tu être? (...) 56 Abraham, votre père, a tressailli de joie de ce qu'il verrait mon jour: il l'a vu, et il s'est réjoui. 57 Les Juifs lui dirent: Tu n'as pas encore cinquante ans, et tu as vu Abraham!" (Jean 8 : 44, 53, 56)

On remarque que lors de la conversation de Jésus avec les juifs dans Jean 8, bien qu'il les traite de fils du Diable, il est reste conscient qu'ils sont les descendants charnels d'Abraham. Mais, il appelle le diable leur père parce qu'ils font ses oeuvres et sont donc spirituellement ses descendants. 

A ceux qui continueront à dire que ces personnes que Jésus et jean appelaient "serpents, races de vipères" étaient descendants charnels du serpent, je pose la question de savoir s'ils pensent qu'Hérode était un descendant charnel du renard, puisque Jésus l'appelle "Renard" en Luc 13:32? 

""31 Ce même jour, quelques pharisiens vinrent lui dire: Va-t'en, pars d'ici, car Hérode veut te tuer. 32 Il leur répondit: Allez, et dites à ce renard: Voici, je chasse les démons et je fais des guérisons aujourd'hui et demain, et le troisième jour j'aurai fini." (Luc 13:32)

De quel renard en particulier Hérode était-il le fils ?

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Les contradictions de Branham sur le moyen de procréation originel : la parole ou le sexe ?

William Marrion Branham est celui qui, à notre époque, a popularisé la doctrine de la semence charnelle que le serpent aurait eu avec Eve, même s'il n'est pas la première personne qui l'a enseigné. L'une des théories qui accompagne cet enseignement est que les hommes ne devaient pas se réproduire au travers le sexe mais plutôt au travers la parole.

Les contradictions de Branham sur le moyen de procréation originel : la parole ou le sexe ?

Grâce aux lecteurs de ce blog, j'ai pu avoir des références contradictoires de William Marrion Branham au sujet du moyen de réproduction originel prévu par Dieu pour les hommes. Un grand merci à Curtis et Marien.

214 Donc, ayant été prédestinés, comme Lui l’a été. Maintenant, vous dites : “Cette prédestination, comment s’opère-t-elle?” Dieu, formel... Bon, si ce n’est pas compris par tout le monde, alors je voudrais que vous leviez la main, quand j’aurai terminé. Voyez? Dieu, au commencement, a donné à Adam et Ève la commission de multiplier, et de remplir la terre. C’EST AINSI QUE LE SEXE A ÉTÉ DONNÉ, C’EST POUR CETTE RAISON. Mais qu’est-ce qui a produit l’hybridation? Amener la mort. Ça, nous allons y venir cet après-midi, quand nous parlerons des deux seins. Voyez?

(La Parole Parlée est la semence originelle, 18 mars 1962, §214)

450 Vous voyez, cela passe du phileo à l’agapao. Vous voyez, c’est un Amour plus élevé. Voyez? Et d’être mari et femme, ça n’existe pas, comme... et d’élever des enfants, ça n’existe pas. Tout ça, c’est parti, les–les sexes féminin et masculin, les glandes sont toutes... Elles sont toutes pareilles là-bas. Voyez? Il n’y en a plus du tout. Vous voyez, il n’y a pas de glandes sexuelles du tout, pas du tout. Voyez? Vous êtes simplement... Oui monsieur. Essayez de vous imaginer sans glande sexuelle. LA RAISON POUR LAQUELLE ELLES ONT ÉTÉ PLACÉES EN NOUS, C’EST POUR REPEUPLER LA TERRE, vous voyez. Mais Là-bas, il n’y en aura pas Là-bas. Il n’y aura ni glande mâle ni glande femelle. Non. 

(Le sixième sceau, 23 mars 1963, §450)

92 Mais, et si les gens ne veulent pas marcher dans Sa volonté parfaite, Il a effectivement une volonté permissive dans laquelle Il vous laissera marcher. Remarquez, Il le permet, d’accord, mais Il fera en sorte que cela concoure à Sa gloire, dans Sa volonté parfaite. Maintenant, si vous aimeriez...
93 TOUT COMME AU COMMENCEMENT, CE N’ÉTAIT PAS LA VOLONTÉ PARFAITE DE DIEU QUE LES ENFANTS NAISSENT SUR TERRE PAR LE SEXE. Non monsieur. Dieu a créé l’homme de la poussière de la terre, Il a insufflé en lui le souffle de vie, et celui-ci est devenu une âme vivante. Il a tiré de cet homme une aide, Il lui a fait une épouse. C’était la volonté première et originelle de Dieu. Mais, quand le péché est arrivé et qu’il a fait ce qu’il a fait, alors Il a permis à l’homme d’épouser une femme légalement et d’avoir d’elle des enfants. “Multipliez, et remplissez la terre, alors, si c’est comme ça que vous voulez vous y prendre.” Mais, vous voyez, ça n’a jamais été Sa volonté parfaite.

Source : « Arrive-t-il à Dieu de changer d’avis à propos de sa Parole », prêché le 18 avril 1965, paragraphes 92-93)

Si vous ne l'avez pas encore fait, je vous invite à lire les articles suivants qui traitent de la doctrine de la semence du serpent et ainsi que les théories qui lui sont attachées.




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2 Timothée 1:12 face à la doctrine calviniste de la sécurité éternelle

2 Timothée 1:12 face à la doctrine calviniste de la sécurité éternelle

Cet article fait partie de notre série sur la sécurité éternelle. Ici, nous examinons le passage de 2 Timothée 1:12 présenté par les calvinistes comme preuve de leur doctrine sur la sécurité éternelle.

“Et c'est à cause de cela que je souffre ces choses; mais j'en ai point honte, car je sais en qui j'ai cru, et je suis persuadé qu'il a la puissance de garder mon dépôt jusqu'à ce jour-là.” (2 Timothée 1:12)

En présentant ce passage, les défenseurs de la doctrine calviniste de la sécurité éternelle pensent qu’il enseigne qu’étant donné que notre salut dépend de la puissance de Dieu, la puissance qu’il a  de garder le dépôt de notre salut, nous pouvons être sur que notre persévérance irrésistible est assurée.

Seulement, en comparant 2 Timothée 1:12 aux autres passages des Ecritures, on remarque que le dépôt dont parle Paul n’est pas le salut.

“Dieu nous a jugés dignes de nous confier l'Évangile, ainsi nous parlons, non comme pour plaire à des hommes, mais pour plaire à Dieu, qui sonde nos cœurs.” (1 Thessaloniciens 2:4)

Paul a souvent souligné que Dieu l’avait appelé à être prédicateur, apôtre et enseignant de l’évangile (1 Timothée 1:11; 2:7; 2 Timothée 1:11;  Tites 1:3; 1 Corinthiens 9:17, Galates 2:7, 1 Thessaloniciens 2:4). C’est l’évangile qui lui avait été confié. C’est l’évangile qui est son dépôt.

L’évangile qui lui avait été confié, Paul le confiera aussi à Timothée en lui recommandant de le confier à des hommes fidèles qui seront à leur tour capables d’en enseigner d’autres (2 Timothée 1:14; 1 Timothée 6:20; 2 Timothée 2:2). 

“O Timothée, garde le dépôt, en évitant les discours vains et profanes.” (1 Timothée 6:20)

Le dépôt dont l’apôtre Paul parle n’est pas le salut mais l’évangile qui lui a été confié, le vrai évangile qui sera gardé par Dieu jusqu’à la fin des temps, même dans un monde où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine. Paul avait la foi que Dieu par sa puissance fera que le vrai évangile ne puisse point disparaître de la surface de la terre, car il y aura toujours des hommes fidèles que Dieu utilisera pour l’enseigner.

“11 C'est pour cet Évangile que j'ai été établi prédicateur et apôtre, chargé d'instruire les païens. 12 Et c'est à cause de cela que je souffre ces choses; mais j'en ai point honte, car je sais en qui j'ai cru, et je suis persuadé qu'il a la puissance de garder mon dépôt jusqu'à ce jour-là.” (2 Timothée 1 : 11 – 12)


La Parole de Dieu : Faut-il la comprendre ou simplement la croire ?

La Parole de Dieu : Faut-il la comprendre ou simplement la croire ?



Il existe une affirmation que j’ai entendu ces derniers jours de la part des personnes qui ont cru au message de William Marrion Branham. En me traitant de Mr le théologien, ces personnes me soulignent que la Parole de Dieu on ne la comprend, il faut simplement la croire. En commentaire à l’article la semence du serpent, l’un des adeptes de Branham m’avait même indiqué une vidéo dans laquelle à partir de la 6ème minute l’intervenant affirme aussi que la parole de Dieu ne se comprend pas, il faut simplement la croire.


Moi je crois que ceux qui tiennent de tels propos sont grandement dans l’erreur et qu’ils sont tombés dans le piège du diable.

“19 Lorsqu'un homme écoute la parole du royaume et ne la comprend pas, le malin vient et enlève ce qui a été semé dans son coeur: cet homme est celui qui a reçu la semence le long du chemin.” (Matthieu 13 : 19)

Notre Seigneur Jésus avait enseigné que ce sont chez ceux qui ne comprennent pas la parole de Dieu que le diable vient enlever la bonne semence. Et plus loin, il ajouta que ce sont ceux qui comprennent la parole de Dieu qui portent du fruit.

“23 Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c'est celui qui entend la parole et la comprend; il porte du fruit, et un grain en donne cent, un autre soixante, un autre trente.” (Matthieu 13 : 23) 

Il ne suffit pas d’entendre la parole de Dieu et de la croire, encore faut-il la comprendre pour être à l’abris des faux enseignements et être en mesure de défendre la vraie doctrine face à ses détracteurs, et surtout ne pas être manipulé par le diable. 

“7 Josué, Bani, Schérébia, Jamin, Akkub, Schabbethaï, Hodija, Maaséja, Kelitha, Azaria, Jozabad, Hanan, Pelaja, et les Lévites, expliquaient la loi au peuple, et chacun restait à sa place. 8 Ils lisaient distinctement dans le livre de la loi de Dieu, et ils en donnaient le sens pour faire comprendre ce qu'ils avaient lu.” (Néhémie 8 : 7 – 8)

“27 Fais-moi comprendre la voie de tes ordonnances, Et je méditerai sur tes merveilles!” (Psaumes 119 : 27)

“12 Il me dit: Daniel, ne crains rien; car dès le premier jour où tu as eu à cœur de comprendre, et de t'humilier devant ton Dieu, tes paroles ont été entendues, et c'est à cause de tes paroles que je viens.” (Daniel 10 : 12)

Dans les Ecritures, le fait de ne pas comprendre la parole de Dieu a toujours été considéré comme quelque chose de terrible et de malheureux.

“10 Rends insensible le cœur de ce peuple, Endurcis ses oreilles, et bouche-lui les yeux, Pour qu'il ne voie point de ses yeux, n'entende point de ses oreilles, Ne comprenne point de son cœur, Ne se convertisse point et ne soit point guéri.” (Esaïe 6 : 10)

“Mon peuple est détruit, parce qu'il lui manque la connaissance. Puisque tu as rejeté la connaissance, Je te rejetterai, et tu seras dépouillé de mon sacerdoce; Puisque tu as oublié la loi de ton Dieu, J'oublierai aussi tes enfants.” (Osée 4:6)

Cet article était surtout pour demander aux adeptes du “message du temps de la fin” de William Marrion Branham d’arrêter de brandir l’argument anti-biblique selon lequel “on ne comprend pas la parole de Dieu, il faut simplement la croire”. Comme beaucoup d’autres personnes, je pense que c’est parce qu’on est parvenu à leur faire gober ce faux principe qu’il a été plus facile qu’ils acceptent des enseignements qui n’ont aucune base biblique. 

La sécurité éternelle et l’alliance de Dieu


la sécurité éternelle et l'alliance de Dieu


Comme promis, pour continuer notre série sur la sécurité éternelle, nous allons analyser les arguments avancés dans le document “Le Salut dans les Écritures (la sécurité du chrétien)” écrit pour défendre la doctrine de la sécurité éternelle.

Dans ce premier article, nous allons commencer par examiner les affirmations faites sur l’alliance de Dieu et qui, selon les dires de l’auteur du document, garantirais la sécurité éternelle aux croyants. Lisons un peu ce qu’il écrit :

Il y a dans la Bible huit alliances que Dieu a contractées avec les hommes. Six sont conditionnelles et deux inconditionnelles. Parmi ces deux, la nouvelle et dernière nous concerne à nous enfants de Dieu : c’est l’alliance réalisée à la croix par notre Seigneur Jésus-Christ (Hé13 :20-21).

1 - L’ALLIANCE DE DIEU : 

La doctrine positive de la sécurité du chrétien repose sur non moins de douze faits immuables de la grâce divine et de leur accomplissement. Un seul de ces faits suffit pour assurer parfaitement le repos et la paix du Seigneur. 

Les promesses directes de sécurité forment une alliance inconditionnelle par laquelle Dieu déclare simplement ce qu’il va faire, exprimant ainsi sa volonté immuable. (Jean 5 :24 ; 6 :37 ; 10 :28-29) 

Dans Romains 8 :29-30, nous avons la révélation de ce dessein éternel, dont la réalisation est assurée par la grâce souveraine, en dehors de toute œuvre ou mérite humain. 

On retrouve dans les affirmations faites ci-haut plusieurs fausses conceptions des défenseurs de la sécurité éternelle. Les passages de la bible qui accompagnent de telles déclarations véhiculent une idée contraire à ce qu’ils enseignent réellement quand ils sont remis dans leurs contextes. Voyons donc de quoi il retourne vraiment.

Romains 8:29-30 face à la doctrine calviniste de la sécurité éternelle


Romains 8:29-30 face à la doctrine calviniste de la sécurité éternelle


Cet article fait partie de notre série sur la sécurité éternelle. Ici, nous examinons le passage de Romains 8 : 29 - 30 présenté par les calvinistes comme preuve de leur doctrine sur la sécurité éternelle.

“29 Car ceux qu'il a connus d'avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères. 30 Et ceux qu'il a prédestinés, il les a aussi appelés; et ceux qu'il a appelés, il les a aussi justifiés; et ceux qu'il a justifiés, il les a aussi glorifiés.” (Romains 8 : 29 – 30)

Voilà l’un des passages qui, quand il est lit sans tenir compte du contexte, fait croire en l’existence d’une pré-temporelle élection des certains païens qui doivent finir glorifié, semblable à l’image du Fils de Dieu. Les défenseurs de la doctrine de la sécurité éternelle y voient la description d’un processus indestructible qui va de la prédestination des non-croyants à leur glorification. Comme beaucoup d’autres avant moi, je m’inscris en faux contre une telle interprétation. Je pense ainsi que pour faire une bonne analyse de ce passage, il faudrait au moins commencer à l’étudier à partir du verset 28.

“28 Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. 29 Car ceux qu'il a connus d'avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères. 30 Et ceux qu'il a prédestinés, il les a aussi appelés; et ceux qu'il a appelés, il les a aussi justifiés; et ceux qu'il a justifiés, il les a aussi glorifiés.” (Romains 8 : 28 – 30)

Grâce au verset 28, nous savons à qui fait référence les “ceux” qui sont répétés du verset 29 au verset 30. Les “ceux” font fait référence à “ceux qui aiment Dieu”. Le passage raconte donc la destinée de ceux qui aiment Dieu, ceux qui sont déjà croyants. C’est sont eux qui sont destinés à être semblable à l’image du Fils de Dieu. Cette destinée ne concerne pas les non-croyants.

Paul ne nous dit pas que Dieu a prédestiné certains non-croyants à devenir croyants. Il nous décrit par contre la destinée de ceux qui aiment Dieu. 

L’une des choses qui met dans l’erreur les défenseurs de la sécurité éternelle, c’est de croire que la prédestination est la première étape du processus.  Paul souligne pourtant que ceux qui sont prédestinés sont ceux que Dieu avait “connus” d’avance. Ceci vient soutenir l’argument selon lequel ce sont seulement les croyants, car comme nous avons eu à le souligner dans notre article xxx, l’élection et la prédestination ne se trouvent qu’en Christ (Ephésiens 1 : 4 – 5, 11, 13) et seuls les croyants se trouvent en Christ. Ainsi, dans sa prescience, Dieu avait connu d’avance ceux qui l’aiment et avait déterminé depuis l’éternité quelle sera la gloire dont bénéficieront les croyants qui demeureront en Christ.

“17 Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers: héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d'être glorifiés avec lui. 18 J'estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous.” (Romains 8 : 17 – 18)

Il n’existe dans Romains 8 : 29 – 30 aucune indication qui permette d’affirmer que chaque personne qui croit persévérera inévitablement jusqu’à la glorification. 

En plus de cela, l’utilisation des termes pluriels et collectifs, comme “ceux”, “nous”, etc. pour parler des croyants en Romains 8 : 28 – 39, semble indiquer que comme dans d’autres passages (Romains 11 : 2, 28 – 29), Paul parle de l’élection et la prédestination du groupe (le corps du Christ) et non des individus particulièrement. 

B.J. Opereza a souligné avec justesse que, comme dans 1 Corinthiens 10 et Romains 11, Paul semble adopter une vision deutéronomique de l’élection, en ayant en vue une élection corporative, celle d’un  corps, d’un groupe (Deutéronome 7 : 6 - 10) tout en affirmant que l’apostasie peut arriver à un individu ou un sous-groupe (Deutéronome 13 ; 29 : 18 – 20; Romains 11 : 17 - 24 ). Et puis, en identifiant les croyants comme “ceux qui aiment Dieu” (Romains 8 : 28), Paul semble adapter ce terme de la tradition deutéronomique où Israël est identifié comme la communauté de ceux qui aiment Dieu et gardent ses commandements (Deutéronome 5 : 10; 7 : 9). 

Dans Romains 8 : 29 – 30, Paul enseigne donc que Dieu peut d’avance connaître, choisir, prédestiner et élire un peuple, un groupe pour la gloire finale même si les individus dans ce groupe peuvent succomber, apostasier. Des membres du groupe peuvent succomber, peut être même le plus grand nombre, mais jamais la totalité du groupe.

Jean 10:28-29 face à la doctrine calvniste de la sécurité éternelle


Jean 10:28-29 face à la doctrine calvniste de la sécurité éternelle
Cet article fait partie de notre série sur la sécurité éternelle. Ici, nous examinons le passage de Jean 10:28 - 29 présenté par les calvinistes comme preuve de leur doctrine sur la sécurité éternelle.

“27 Mes brebis entendent ma voix; je les connais, et elles me suivent. 28 Je leur donne la vie éternelle; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main. 29 Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père.” (Jean 10 : 28 – 29)

Ce passage fait partie de ceux qui ont été présenté comme étant l’un de ceux contenant ces promesses de sécurité qui forment une alliance inconditionnelle par laquelle Dieu déclare ce qu’il va faire dans sa volonté immuable.

Le problème, c’est que le verset 27 contient deux conditions tacites. On y affirme “Mes brebis entendent ma voix; je les connais, et elles me suivent.” Les verbes “entendent” et “suivent” sont à  l’actif de l’indicatif présent dans les textes grecs, indiquant une action continuelle. Les brebis sont caractérisées par le fait qu’elles “écoutent” et qu’elles “suivent” le Christ. Elles sont celles qui “entendent” et “suivent”, et seules elles peuvent être valablement appelé “brebis” et espérer l’accomplissement de la promesse faite dans Jean 10 : 28 – 29. Les brebis sont les croyants qui sont actuellement entrain de croire. C’est seulement à eux que s’adresse la promesse qui a été faite.

Autant il n’existe rien dans le passage qui indique que la sécurité offerte est inconditionnelle, autant rien dans le passage n’indique qu’une brebis ne peut jamais cesser d’entendre et suivre le Christ. 

Le passage enseigne que la relation entre le croyant et Dieu est une relation interpersonnelle entre les deux. Même si toutes les forces de l’univers se levaient contre le croyant, elles ne pourraient pas le séparer de Dieu. C’est avec justesse que certains ajouteront que même le croyant ne peut de lui même s’enlever du corps du Christ. Oui, cela est vrai. Mais, c’est aussi vrai que le croyant ne peut s’ajouter de lui-même dans le corps du Christ. Par son Esprit, Dieu ajoute le croyant au corps du Christ (1 Corinthiens 12 : 13).  Si le croyant renonce à la foi, Dieu l’enlève de ce corps (Jean 15 : 2, 6).

Jean 6:37 face à la doctrine calviniste de la sécurité éternelle

Jean 6:37 face à la doctrine calviniste de la sécurité éternelle
Cet article fait partie de notre série sur la sécurité éternelle. Ici, nous examinons le passage de Jean 6:37 présenté par les calvinistes comme preuve de leur doctrine sur la sécurité éternelle.


“37 Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi;” (Jean 6 : 37)

D’habitude, les défenseurs de la sécurité éternelle qui citent le passage ci-dessus croient qu’on y parle des non-croyants, des païens que le Père aurait choisit de donner au Fils et que celui-ci ne mettra pas dehors. Le contexte prouve pourtant que cela n’est pas le cas.

Comme le souligne si bien Ben du blog Arminian Perspective, dans Jean 6, Jésus est entrain de parler avec des juifs dont les cœurs n’étaient pas droits avec Dieu. Ils n’étaient pas des juifs fidèles et ne connaissaient pas le Père. A cause du fait qu’ils n’étaient pas en communion avec le Père, ils ne pouvaient pas reconnaître la parfaite expression du Père dans le Fils. A cause du fait qu’ils ne voulaient pas accomplir la volonté du Père, ils ne pouvaient discerner la vérité contenue dans les paroles du Christ (Jean 7 : 17).  Ceux qui connaissent le Père reconnaitront la vérité des paroles du Christ et seront conduit à lui (Jean 6 : 44 – 45). Ils seront ainsi donné au Fils et croiront en lui (Jean 6 : 37). C’est seulement à eux que le Père garanti l’accès au Fils (Jean 6 : 65).

“44 Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire; et je le ressusciterai au dernier jour. 45 Il est écrit dans les prophètes: Ils seront tous enseignés de Dieu. Ainsi quiconque a entendu le Père et a reçu son enseignement vient à moi.” (Jean 6 : 44 – 45)

Jean 6:37 parle du fait que le Père donne les juifs fidèles à son Fils, leur Messie tant attendu. On y parle des gens qui ont reçu l’enseignement du Père à travers les Ecritures (Jean 1:45),  le témoignage de Jean Baptiste (Jean 3 : 22 – 36), Les paroles inspirées du Père au travers de son Fils (Jean 14 : 10). 

“45 Philippe rencontra Nathanaël, et lui dit: Nous avons trouvé celui de qui Moïse a écrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé, Jésus de Nazareth, fils de Joseph.” (Jean 1 : 45)

Christopher C. Chapman propose ce petit jeux de question réponse pour bien comprendre de quoi il retourne dans Jean 6:37 :

- Qui sont ceux que Dieu donnent au Fils ? Ceux qui lui appartiennent (Jean 17:6).

- Qui appartiennent à Dieu ? Ceux qui l’écoutent (Jean 8:47).

- Est-ce que ceux qui n’écoutent pas Dieu peuvent être conduit au Fils par lui ? Non, cela n’est pas possible (Jean 6:44).

- Pourquoi cela n’est-il pas possible ? Parce que celui qui n’écoutent pas le Père ne peut être conduit par lui (Jean 6:45).

- Est-ce que ceux qui n’écoutent pas le Père peuvent commencer à le suivre ? Oui, s’ils se repentent (Marc 1:15)

Jean 6 : 37 n’a donc rien à avoir avec une quelconque élection pré-temporelle et inconditionnelle des certains pécheurs qui viendront dans la foi en Christ. C’est une conclusion à laquelle beaucoup son arrivé en lisant le passage avec un arrière plan théologique sans aucune justification contextuelle.

Comme le dit si bien Christopher C. Chapman, “interpréter Jean 6:37, 44 et 65 dans l’optique calviniste signifierait que Jésus était entrain de dire à certaines personnes qu’elles étaient sans espoir et que c’était parce que Dieu avait décidé depuis l’éternité de les abandonner à leur misérable état de pécheur. Ceci entre en directe contradiction avec la raison pour laquelle Jésus parlait aux pharisiens en Jean 5 : 34, “je dis ceci, afin que vous soyez sauvés.” Les discussions de Jésus avec les juifs incrédules avaient pour but de détourner Israël de sa méchanceté, et non le but de confirmer son état inchangeable (Actes 3:26; 5 :31). Jésus blâmait ces hommes à cause de leur rébellion volontaire, il ne leur disait pas que cette rébellion était “le plan de Dieu pour eux” (Luc 7:30; Matthieu 23:37). Il était entrain de proclamer le message qu’il avait toujours proclamé, “Repentez-vous ou périssez” (Luc 13:3; Marc 1:15)”.

Jésus rassure quiconque viendra à lui par foi qu’il ne le mettra pas dehors. Il sera accepté dans le Bien aimé de Dieu. Le Père ne manquera pas de donner tous les juifs fidèles au Christ et le Christ ne manquera pas de les recevoir en lui. Christ les relèvera au dernier jour. Ces juifs peuvent être certains que leur destinée est en sécurité en Christ. Seulement, la promesse n’est que pour ceux qui sont présentement entrain de “manger”,  “boire”,  “croire”, “venir”, “écouter”, “suivre”. Seuls ceux qui persévèrent dans la foi seront relevé au dernier jour. Il n’y a aucune promesse pour ceux qui arrêtent de croire et aucune garantie que ceux qui ont commencé à croire continueront inévitablement à croire jusqu’à la fin. Le “tout” de Jean 6 :39 fait référence à la somme totale des croyants. C’est le corps du Christ et ce corps sera avec certitude “relevé au dernier jours” parce que ce corps ne comprend que ceux qui sont présentement et continuellement entrain de “croire” au Fils (Jean 6 : 40).

Jean 5:24 face à la doctrine calviniste de la sécurité éternelle


Jean 5:24 face à la doctrine calviniste de la sécurité éternelle


Cet article fait partie de notre série sur la sécurité éternelle. Ici, nous examinons le passage de Jean 5:24 présenté par les calvinistes comme preuve de leur doctrine sur la sécurité éternelle.

“24 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.” '(Jean 5 : 24)

Les défenseurs de la sécurité éternelle qui citent ce passage y voient une promesse faites à ceux qui ont cru au moins une fois dans leur vie qu’ils auront la vie éternelle et ne viendront point en jugement.

Seulement, la promesse faites dans ce passage ne s’applique qu’à celui qui “écoute la parole du Christ” et “croit en celui qui l’a envoyé”. Elle ne s’applique pas à ceux qui écoutaient à une époque ou croyaient à une époque. Et conclure de ce passage que ceux qui écoutent et croient continueront irrésistiblement à écouter et à croire, c’est faire dire à ce passage ce qu’il ne dit pas et lui faire porter un fardeau qui le dépasse. 

D’ailleurs, dans la parabole du semeur, Jésus nous indique qu’il existe un type des personnes qui reçoivent la parole pour un temps mais qui finissent par abandonner la foi à cause d’une tribulation ou d’une persécution. Je ne vois pas comment on peut affirmer que cette catégorie là continuera à bénéficier de la promesse faites en Jean 5:24 après avoir abandonné la foi.

“20 Celui qui a reçu la semence dans les endroits pierreux, c'est celui qui entend la parole et la reçoit aussitôt avec joie; 21 mais il n'a pas de racines en lui-même, il manque de persistance, et, dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, il y trouve une occasion de chute.” (Matthieu 13 : 20 – 21)

William Marrion Branham n'est pas l'Elie de Malachie 4

William Marrion Branham n'est pas l'Elie de Malachie 4

La venue de l’Elie prédit par Malachie est un élément important de l’eschatologie juive et chrétienne. Nous savons par exemple que lorsque les communautés juives (orthodoxes comme messianiques) célèbrent la pâque (pas pâques), une coupe de vin est réservée pour Elie dont on attend le retour qui doit précéder la venue du Messie. Dans le Talmud, on apprend qu’il existe un débat de longue date concernant le nombre de coupes de vin à prendre lors de la célébration de la pâque, quatre (par rapport aux quatre promesses de délivrance faites en Exode 6:6-7) ou cinq (si on prend aussi en considération la promesse faites en Exode 6:8). Etant donné que ce débat n’a jamais trouvé une réponse satisfaisante, les juifs ajoutent une cinquième coupe de vin appelée la “coupe d’Elie”. Ceci indique leur croyance dans le fait que lorsqu’Elie viendra il va répondre à toutes les questions difficiles au sujet de la loi de Moïse.

“5 Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, Avant que le jour de l'Éternel arrive, Ce jour grand et redoutable. 6 Il ramènera le coeur des pères à leurs enfants, Et le coeur des enfants à leurs pères,
De peur que je ne vienne frapper le pays d'interdit.” (Malachie 4: 5 – 6)

Force est de constater qu’il existe un groupe dans le Christianisme qui soutient que l’Elie prédit en Malachie 4 était déjà venu (et il est même déjà mort). William Marrion Branham, présenté comme cet Elie qui devait préparer le chemin devant notre Messie est adulé par des milliers des personnes, certaines allant jusqu’à l’adorer comme Dieu.

Nous allons ici apporter 4 indices qui prouvent que l’Elie de Malachie n’est pas William Marrion Branham. Ces quatre éléments sont en fait quatre réponses à quatre questions qu’on peut se poser sur le personnage dont on parle dans Malachie 4. Ce sont les réponses à ces questions qui mettent hors-jeu William Marrion Branham pour la course à la compétition du titre d’Elie de Malachie 4. 

1) A qui est destinée la prophétie de Malachie 4 ? 

Réponse : La prophétie de Malachie 4 est destinée aux fils d’Israël.

Au verset 5 de Malachie 4, Dieu affirme à un groupe qu’il leur enverra Elie le prophète. Nous savons que ce groupe à qui s’adresse cette promesse divine est le peuple d’Israël puisque toute la prophétie du livre de Malachie lui a été destinée.

“1 Oracle, parole de l'Éternel à Israël par Malachie.” (Malachie 1:1)

Autant Jésus de Nazareth était d’abord envoyé seulement aux enfants d’Israël (Matthieu 15:24; Actes 3:26) même si sa mission va s’étendre à toutes les nations du monde, autant l’Elie de Malachie 4 sera spécialement envoyé à Israël même si son action pourrait avoir une portée mondiale.

2) Dans quelle région le prophète prédit doit-il être actif ? 

Réponse : L’Elie de Malachie 4 doit exercer son ministère sur les terres d’Israël.

Il est vrai que l’on retrouve beaucoup des fils d’Israël en dehors de l’Etat d’Israël, d’ailleurs ils sont plus nombreux à l’extérieur de ce pays qu’à l’intérieur d’Israël. Donc, savoir que la prophétie de Malachie 4 leur est destinée ne suffit pas. Nous devons déterminer dans quelle région du monde ce prophète sera actif, surtout quand l’on sait que qu’un prophète comme Daniel prophétisa en dehors des terres d’Israël.

Dans Malachie 4:6, Dieu déclare qu’il enverra le prophète avant qu’il ne vienne frapper “le pays” d’interdit. Le pays dont il est question est Israël, au Moyen-Orient. C’est dans ce pays que l’Elie dont on parle exercera son ministère.

On se rappellera qu’à l’époque où Malachie prophétisait, les fils d’Israël revenaient de la captivité à Babylone. C’est en Israël que Malachie prophétisait et il est clair que quand il parle du “pays” qui risque d’être frappé d’interdit, il était entrain de parler du pays dans lequel il se trouvait.

3) De quelle origine ethnique sera l’Elie de Malachie 4 ? 

Réponse : L’Elie de Malachie 4 sera un fils d’Israël, un descendant charnel d’Abraham, d’Isaac et de Jacob.

Les prophètes qui sont envoyés à Israël ont toujours été des fils d’Israël, descendants charnels d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. D’ailleurs, Dieu avait posé le principe selon lequel les prophètes envoyés à Israël seront toujours pris parmi les fils d’Israël.

“18 Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai. 19 Et si quelqu'un n'écoute pas mes paroles qu'il dira en mon nom, c'est moi qui lui en demanderai compte. 20 Mais le prophète qui aura l'audace de dire en mon nom une parole que je ne lui aurai point commandé de dire, ou qui parlera au nom d'autres dieux, ce prophète-là sera puni de mort. 21 Peut-être diras-tu dans ton coeur: Comment connaîtrons-nous la parole que l'Éternel n'aura point dite? 22 Quand ce que dira le prophète n'aura pas lieu et n'arrivera pas, ce sera une parole que l'Éternel n'aura point dite. C'est par audace que le prophète l'aura dite: n'aie pas peur.” (Deutéronome 18:18 – 22)

Dans le passage ci-haut, Dieu dresse un portrait général des prophètes qu’il enverra à Israël, même si la prophétie visait spécialement un certain personnage qui devait venir à un temps marqué. De ce portrait-robot nous apprenons que le prophète envoyé à Israël doit être issu de leurs frères, qu’il devra prononcer des paroles au nom de Dieu et que les paroles qu’il prononcera au nom de Yahweh devront s’accomplir. Si on remarque que des paroles prononcées par un prophète au nom de Dieu ne s’accomplissent pas, alors on ne devra pas le craindre.

4) A quelle époque l’Elie de Malachie 4 exercera-t-il son ministère ? 

Réponse : L’Elie de Malachie 4 exercera son ministère avant que le jour de l’Eternel arrive, avant le jour de la colère de Dieu.

Dans Malachie 4:5 il est affirmé qu’Elie viendra avant que le jour de l’Eternel arrive, ce jour grand et redoutable. Le jour de l’Eternel est l’expression utilisée dans la bible pour parler du jour de la colère de Dieu, le jour où Dieu exercera son jugement sur la terre. Le chapitre 4 de Malachie est consacré à la description de ce jour.

Beaucoup pensent que l’Elie dont on parle dans Malachie 4 est le même prophète dont on parle dans Malachie 3:1, et que ces deux prophéties s’étaient accomplies avec Jean Baptiste.

“10 Les disciples lui firent cette question: Pourquoi donc les scribes disent-ils qu'Élie doit venir premièrement? 11 Il répondit: Il est vrai qu'Élie doit venir, et rétablir toutes choses. 12 Mais je vous dis qu'Élie est déjà venu, qu'ils ne l'ont pas reconnu, et qu'ils l'ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l'homme souffrira de leur part. 13 Les disciples comprirent alors qu'il leur parlait de Jean-Baptiste.” (Matthieu 17:10 – 13)

Deux choses remettent en cause la théorie selon laquelle Jean Baptiste était l’Elie dont on parle dans Malachie 4. Primo, dans sa réponse aux disciples, Jésus affirme qu’Elie doit venir et rétablir toutes choses. Or, dans Actes 3:21, on nous apprend que Jésus restera au ciel jusqu’au temps du rétablissement de toutes choses. Ceci indique clairement que même si Jean Baptiste était venu avec l’esprit et la puissance d’Elie et qu’il pouvait en quelque sorte être appelé Elie, il n’était pas l’Elie qui doit venir pour rétablir toutes choses, celui qui doit paraître avant le Jour de l’Eternel. Secundo, lorsque Jésus fit sa lecture d’Esaïe 61:1-2 dans Luc 4:1-2, il s’arrêta juste avant la phrase “Et un jour de vengeance de notre Dieu;” car ce jour n’était pas proche et qu’il n’était pas venu pour juger la terre mais pour s’offrir en sacrifice pour l’humanité.  

C’est dans Apocalypse 11:15 – 19 que l’on annonce qu’il est maintenant temps que ce jour commence, juste après le son de la septième trompette. 

“15 Le septième ange sonna de la trompette. Et il y eut dans le ciel de fortes voix qui disaient: Le royaume du monde est remis à notre Seigneur et à son Christ; et il régnera aux siècles des siècles. 16 Et les vingt-quatre vieillards, qui étaient assis devant Dieu sur leurs trônes, se prosternèrent sur leurs faces, et ils adorèrent Dieu, 17 en disant: Nous te rendons grâces, Seigneur Dieu tout-puissant, qui es, et qui étais, de ce que tu as saisi ta grande puissance et pris possession de ton règne. 18 Les nations se sont irritées; et ta colère est venue, et le temps est venu de juger les morts, de récompenser tes serviteurs les prophètes, les saints et ceux qui craignent ton nom, les petits et les grands, et de détruire ceux qui détruisent la terre.” (Apocalypse 11:15 – 18)

Ce qui est intéressant, c’est qu’avant que ne soit sonnée la 7ème trompette, dans le chapitre 11 on nous parle  du ministère de deux prophètes témoins dans la ville de Jérusalem, témoins dont les œuvres prodigieuses ne sont pas sans rappeler ceux que le prophète Elie avait accompli en son temps (faire descendre le feu du ciel, fermer le ciel pour qu’il ne pleuve pas,etc.). C’est juste après la fin du ministère prophétique de ces deux témoins que le début du jour de l’Eternel est enfin annoncé.

Les faits relatés dans Apocalypse 11 ajoutent un élément important à notre étude. L’Elie de Malachie 4 n’exercera pas son ministère seul. Il sera accompagné d’un autre prophète. Beaucoup des spéculations circulent au sujet de l’identité de ce compagnon d’Elie. Certains pensent que ce sera Moïse puisqu’on retrouve des traits caractéristiques à ses œuvres parmi les actions des deux prophètes (changer l’eau en sang, frapper la terre de toute espèce de plaie). Il existe même chez les juifs orthodoxes la croyance selon laquelle la première chose qu’Elie fera à sa venue sera de ressusciter Moïse. D’autres par contre pensent que ce deuxième prophète sera Hénoch. Nous nous attarderons sur l’identification de ce deuxième prophète dans un autre article qui sera entièrement consacré à leur ministère. 

Notons tous de même pourquoi il est important qu’il y ait de deux témoins à cette période précise de l’histoire humaine qui précèdera le jugement de la terre. Selon la Thora, il faut au moins deux témoins pour établir le crime ou le péché d’une personne (Deutéronome 19:15), surtout s’il faut prononcer la peine de mort (Deutéronome 17:6; Hébreux 10:28). Si Jean Baptiste était seul précurseur de la première venue du Christ, c’est parce que le Messie n’était pas venu pour juger le monde et qu’il n’y avait donc pas besoin de deux témoins. Mais, le jour de Yahweh qui succédera la venue de l’Elie de Malachie 4 sera un jour de jugement de Dieu, raison pour laquelle il y aura deux témoins pour témoigner de la méchanceté des habitants de la terre qui ne supporteront pas la vérité qu’ils enseigneront au point de les décapiter et de laisser leurs corps pourrir dans les rues de Jérusalem. On se rappellera que même avant la destruction de Sodome, deux anges témoins furent envoyé pour établir la véracité des faits qui était reprochés à cette ville (Genèse 19).

La présence obligatoire du deuxième témoin à côté de l’Elie de Malachie 4 est un élément qu’ignorent beaucoup de ceux qui voient l’accomplissement de ladite prophétie dans un prophète passé ou le leader de leur mouvement, ce qui fait qu’ils sont complètement à côté de la plaque sur la question.

On retiendra ici que l’Elie de Malachie 4 exercera son ministère à Jérusalem, accompagné d’un autre prophète du même rang que lui et que cela aura lieu juste avant que ne soit sonnée la septième trompette, juste avant le Jour de l’Eternel, le Jour de colère de notre Dieu.

Nous venons de passer en revue quatre éléments qui remettent en cause le fait que William Marrion Branham soit considéré comme l’Elie de Malachie 4. Pour les résumer, nous pouvons encore 

a) L’Elie de Malachie 4 doit être envoyé à Israël mais William Marrion Branham n’a jamais été envoyé à Israël.

b) L’Elie de Malachie 4 doit exercer son ministère en Israël mais William Marrion Branham n’a jamais mis les pieds en Israël.

c) L’Elie de Malachie 4 doit être descendant charnel d’Abraham, d’Isaac et de Jacob mais William Marrion Branham ne l’était pas.

d) L’Elie de Malachie 4 doit exercer son ministère juste avant le début du Jour de l’Eternel, accompagné d’un autre prophète de son envergure. William Marrion Branham est mort il y a plus de 45 ans maintenant, plus d’une génération passée, et n’a jamais eu de compagnon de service que ses adeptes et autres personnes aient considéré comme de la même envergure que lui.

Il existe beaucoup d’autres éléments qu’on peut présenter tels que les miracles que l’Elie de Malachie est censé accomplir, le type de mort par laquelle il doit passer, la personne qui le fera mourir, etc. Nous pouvons retenir juste les quatre que nous avons brièvement présenté et qui enlèvent toute crédibilité à l’identification de William Marrion Branham comme l’Elie de Malachie 4.